Hao Qiu Zhuan/fr/Chapter 18

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Chapitre 18: 第十八回 验明完璧始成名教终好逑

De: Hau Kiou-Choaan, ou l'Union bien assortie, roman chinois. Paris: Moutardier, 1828

Note: Texte numerise par OCR. Numeros de page conserves comme [p. N]. Comparez avec l'original chinois et la traduction anglaise de 1761.

Sections originales: Tome 4, CHAPITRE XIII


CHAPITRE XIII (Tome 4)

L'impératrice fit beaucoup d'amitié à Shuey-ping-sin, la renvoya avec de riches présents, et chargea quatre eunuques de la reconduire chez l'empereur. Sa Majesté la reçut de la manière la plus gracieuse. « Jeune fille, lui dit-il, c'est avec peine qu'on trouvera dans l'histoire une conduite pareille à la vôtre. Vous étiez à la veille de perdre votre réputation, et je viens de la rétablir en publiant votre vertu dans tout mon empire. Vous pouvez vous marier dès aujourd'hui. [p. 196] Je vous souhaite une fortune prospère et une longue vie. Puissiez-vous avoir des enfants aussi sages et aussi vertueux que vous ! » Tieh-chung-u, Shuey - ping-sin et tous les mandarins remercièrent l'empereur et se retirèrent. Les nouveaux mariés partirent de leur maison accompagnés d'un nombreux cortége; en traversant les rues, ils reçurent de toutes parts des éloges et des applaudissements. C'est ainsi que Shuey-ping-sin, après une infinité de traverses, fut élevé au comble de la gloire, ce qui donna lieu à des vers dont voici le sens : «Les roses n'ont de l'odeur qu'après qu'elles sont épanouies; les pierres précieuses n'ont d'éclat qu'après qu'elles sont polies; le froid fait doubler le pas ; et pressé par l'adversité, l'on se hâte dans le chemin de la vertu. » Les nouveaux mariés en arrivant trouvèrent la salle magnifiquement éclairée et un festin splendide. Ils se saluèrent l'un l'autre en présence de la compagnie, et témoignèrent publiquement combien ils étaient sensibles aux bontés de l'empereur. Ensuite ils saluèrent respectueusement leur père et leur mère, ainsi que les mandarins qui les accompagnaient, et les remercièrent de leurs politesses. On servit alors un splendide festin. Le repas fini, Tieh-chung-u et son aimable épouse s'acquittèrent des cérémonies usitées; les mandarins prirent ensuite congé d'eux, et allèrent annoncer à l'empereur que les cérémonies étaient terminées : et que le jeune couple le remerciait de ses bontés. Kwo-sho-su reçut son châtiment avec une parfaite résignation, mais il fut touché vivement du sort de son fils. Le censeur Vang-yo fut inconsolable de sa dégradation; les autres reçurent le châtiment qu'ils avaient mérité. par leur mauvaise conduite, ce qui donna lieu à Tieh-chung-u de composer des vers dont voici le sens : « Le méchant fait le mal sans considérer les suites; mais lorsque le temps est venu, il reçoit le châtiment qu'il mérite. Que cet exemple fasse impression sur vous; changez de conduite, et souvenez-vous qu'avec la vertu seule on peut acquérir de la réputation et de la gloire. » Tieh-chung-u et Shuey-ping-sin vécurent ensemble plusieurs années dans un bonheur parfait, et continuèrent de s'aimer avec la même tendresse. Tieh-chung-u ne pouvait se lasser du mérite de sa femme, et la remerciait sans cesse des services qu'elle lui avait rendus, en disant qu'il lui était redevable de la haute fortune dont il jouissait. De son côté elle lui prodiguait les éloges les plus flatteurs, le remerciait à son tour de ses bontés, l'assurait qu'elle n'était pas digne d'être sa servante, et qu'elle lui serait toujours soumise et le servirait toute sa vie avec l'affection la plus tendre et la plus respectueuse. Voici le sens des vers qu'on composa à leur sujet. « Les nouveaux mariés retournent chez eux en pompe, au bruit des acclamations publiques, afin que leurs vertus soient connues et engagent les autres à les imiter. On les avait ignorées jusqu'ici, mais aujourd'hui elles sont publiées par tout l'univers. » Tieh-chung-u et Shuey-ping-sin vécurent après leur mariage dans une parfaite harmonie et de la manière la plus exemplaire, servant l'empereur avec une fidélité sans exemple, aimés et admirés de tout le monde. Tous deux fournissent un exemple frappant de vertu et d'intégrité. Puisse leur réputation durer autant que les siècles. Ici finit Han-Kiau-Choaan, ou l'Union bien assortie. FIN.